Café nocturnedessin sur papier
Il y a ce moment tant attendu
où la salle s'est enfin vidée,
que le tapage s'est tu
et que le cliquetis des verres a cessé.
Reste des échos assourdis
d'un trafic dense mais lointain,
le son d'une seule voix qui rit
et les lambeaux d'un dernier refrain.
De ce moment entre chien et loup
à celui où la journée renaît,
le fond de l'air reste doux
et la lumière ne s'esquive jamais.
Quand l'odeur acre des tables desservies
se mélange à leur brillance rangée,
les reflets des miroirs sont ternis
par le passage de mets et de fumée.
L'endroit redoute sans trop de zèle
l'annonce de la nouvelle journée,
en attente des clients, fidèles
aux saveurs de leurs premiers cafés.
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